Anthony Mann
Mini-biographie
Réalisateur de son vrai
nom "Emil Anton Bundmann" commencera sa carrière comme
décorateur, assistant metteur en scène de théatre avant de
rejoindre l'univers du cinéma.
Embauché par la Paramount puis par la RKO puis par Universal
puis chez Republic pour y tourner des films à petits budgets
mais qui ne demeritèrent nullement les aficionados de son
cinéma propre à lui-même.
Il tournera avec James Stewart pas moins de 5 westerns qui sont
restés à jamais gravés dans nos mémoires, il restait fidèle
à lui-même travaillant dans une simplicité des plus naturel
avec beaucoup d'efficacité pour obtenir un resultat unique le
chef-d'oeuvres tel est mon sentiment.
james
Filmographie de ses westerns:
- Louez ses films : 
Les furies (The furies)
1950 Winchester 73 1950 Les affameurs (Bend of the
river) 1952 L'appât (The naked spur)
1953 Je suis un aventurier (The
far country) 1954 L'homme de la plaine (The
man from Laramie) 1955 La charge des tuniques
bleues (The last frontier) 1955 Du sang dans le désert
(The tin star) 1957 L'homme de l'Ouest (Man of
the west) 1958 La ruée vers l'Ouest
(Cimarron) 1960 La collaboration James Stewart-AnthonyMann: Winchester 73 1950 Les affameurs (Bend of the
river) 1952 L'appât (The naked spur)
1953 Le port des passions
(Thunder Bay) 1953 Romance inachevée (Glenn
Miller Story, The) 1953 Je suis un aventurier (The
far country) 1954 Strategic Air Command 1955 L'homme de la plaine (The
man from Laramie) 1955 Outre Winchester 73,
les affameurs, l'appât, je suis un aventurier et l'homme de la
plaine qui sont des western, James Stewart et Anthony Mann ont apporté leurs
collaborations à d'autres genres de films dont l'aventure (Le
port des passions, un film moyen et Strategic Air
Command.) et le mélodrame autobiographique (Romance
inachevée où la vie du musicien Glenn Miller est raconté,
un magnifique film). vl92 Les affameurs (Bend of
the River) et L'appât (The Naked Spur) sont des
sommets absolus pour moi. vic A noter : Le Survivant
des monts lointains (Night passage) aurait du être tourné
par Anthony Mann. James Stewart et Borden Chase avait choisi ce J'ai eu la chance l'an
dernier de voir tout un cycle Anthony Mann au festival du film
international de la Rochelle : coop L'homme de l'Ouest (Man
of the west) 1958 Note maxi : au moins 9,5 /
10 Colorado Je ne suis pas très
emballé par ce western qui est certes pas mal, maisqui reste
sans plus tel et mon avis, ma note 7/10. james Winchester 73 1950 Voici à nouveau un texte
écrit dans le cadre d'une critique DVD de ce film que j'aime de
plus en plus à chaque fois que je le revois. Je précise aussi
que le "nous" éditorial est une volonté de mon
rédacteur en chef et non une coquetterie littéraire de ma part.
Dans le même genre retenons The halliday brand
(1957) de Joseph Lewis avec Ward Bond dans le rôle
principal, les furies est un western à voir absolument.
james
La porte du diable (Devil's doorway) 1950
réalisateur. Malheureusement Anthony Mann trouva le scénario
trop léger à son goût, ce qui lui valut de se fâcher avec
l'acteur et le scénariste en même temps. D'où son remplacement
par ce réalisateur de substitution alors inconnu qu'était James
Neilson. Heureusement cette même année Anthony Mann se consola
en réalisant ce beau western rare qu'est Du sang dans le
désert (The tin star).
Ne l'ayant vu qu'une seule fois à la télévision dans les
années 60, je pense qu'il serait temps de le redécouvrir
(peut-être bientôt, qui sait?!).
longway
J'ai pu voir ainsi beaucoup de ses westerns dont 4 avec James
Stewart, La porte du diable, L'homme de l'Ouest, The tin star
de ses films noirs du genre marché de brute, la brigade du
suicide et bien d'autres vraiment sympas au style nerveux et
bien évidemment Cote 465: GENIAL
J'ai loupé le 5ème : The far country ainsi que Les
furies et Romance inachevée à cause de la grève
des intermittents
En revanche, The last frontier n'était pas diffusé et
il se fait rare même sur le cable ou le satellite.
Je vous conseille vraiment ce festival, il y a quelques années
c'était pour un cycle la cava, cette année ce sera un cycle
minelli et enfin pour les curieux il y a toujours une nuit
cinéma (j'ai ainsi put découvrir le Scarface de Howar
Hawks) avec un thème particulier du genre film noir, policier ou
fantastique, pour clore les 10 jours avec petit déj offert.
Je ne pense pas qu'un western pourra m'émouvoir et m'emballer
autant
Winchester 73 (1950) fait partie de la glorieuse série de
westerns qui vit les débuts de la fructueuse collaboration entre
A. Mann et J. Stewart. On y suit Lin McAdam (James Stewart) et son ami High Spade Frankie
Wilson (Millard Mitchell), qui sont à la poursuite de Dutch
Henry Brown (Stephen McNally) pour d'obscures et vengeresses
raisons. Ils se retrouvent lors d'un concours de tir dont le prix
principal est un très rare fusil Winchester 73. Lin gagnera le
concours devant Dutch Henry, mais celui-ci fou de jalousie lui
dérobera l'arme. Nous suivrons ensuite le passage de mains en
mains de cette arme myhtique et cela nous permettra de croiser
beaucoup d'autres personnages intéressants, jusqu'à
l'affrontement final.
Comme nous l'avons dit, l'intrigue est linéaire mais cela est
une qualité dans le cas présent, et c'est surtout la valse de
l'arme entre les divers personnages qui étonne par son
inventivité et sa précision. De même, la nouveauté de ce
western se situe au niveau du ton plus noir et violent que ce qui
se faisait habituellement à l'époque. Lin est humain, mais
animé par des pulsions vengeresses qui le poussent à se
dépasser physiquement et le conduisent même jusqu'à
l'obsession.
Il évite surtout la caricature de l'habituel héros de western,
et commet même à la fin du film un acte qui peut paraître
justifié pour le spectateur mais qui est franchement très
inhabituel de la part d'un héros traditionnel. Les autres
personnages sont tous là pour offrir un commentaire ou un
contrepoint de l'affrontement sans merci entre Lin et Dutch
Henry. Certains aspects du film sont toutefois très classiques,
comme la représentation des Indiens (perfides et haïssant
l'homme blanc). De même, le personnage de Lin malgré certaines
nouveautés dans son caractère, s'avère être tout de même un
héros plus intelligent, courageux, instruit que tous les autres
personnages du film.
De nombreuses valeurs sont très conservatrices mais tout cela
est logique pour l'époque, et constitue un des revers de la
médaille du clacissisme. Cependant, une fois ces conventions
acceptées, le film est un régal à suivre.
La mise en scène de Mann est limpide et le rythme du film sans
temps morts, ce qui permet de maintenir en permanence l'attention
et l'intérêt du spectateur. Le duel final est d'ailleurs des
plus surprenants par son inventivité et sa nervosité. La
photographie du film travaille beaucoup les contrastes et
magnifie la superbe utilisation que A. Mann fait de ses
extérieurs. Les acteurs sont tous excellents et introduisent
pour la plupart un peu d'ambiguité dans leur jeu, sauf ceux qui
sont cantonnés dans un rôle formaté (Shelley Winters et Rock
Hudson).
Une oeuvre charnière, qui se libère habilement de certaines
conventions inhérentes au genre, mais reste quand même
engoncée dans une certaine tradition. Une fois cela accepté,
vous vous régalerez devant ce western vif et alerte,
remarquablement interprêté (James Stewart en tête), qui vous
surprendra par l'évolution de ses péripéties et une morale
générale ambigüe.
cinetudes