Anthony Mann



Mini-biographie

Réalisateur de son vrai nom "Emil Anton Bundmann" commencera sa carrière comme décorateur, assistant metteur en scène de théatre avant de rejoindre l'univers du cinéma.
Embauché par la Paramount puis par la RKO puis par Universal puis chez Republic pour y tourner des films à petits budgets mais qui ne demeritèrent nullement les aficionados de son cinéma propre à lui-même.

Il tournera avec James Stewart pas moins de 5 westerns qui sont restés à jamais gravés dans nos mémoires, il restait fidèle à lui-même travaillant dans une simplicité des plus naturel avec beaucoup d'efficacité pour obtenir un resultat unique le chef-d'oeuvres tel est mon sentiment.

james


Filmographie de ses westerns: - Louez ses films :

Les furies (The furies) 1950

  • Tout d'abord la composition des acteurs pour ce western est assez intéressante à savoir : Barbara Stanwyck, Wendell Corey, Walter Huston, Gilbert Roland, Albert Eekker. Ensuite mann a créé un style pour ce western qui sera repris plus tard par d'autres réalisateurs: le thème du "despotisme", en effet ce western nous montre la domination d'un homme sur son sujet et surtout sur sa famille. Je conseille ce western habilement filmé, qui nous montre le comportement cynique de l'individu.
    Dans le même genre retenons The halliday brand (1957) de Joseph Lewis avec Ward Bond dans le rôle principal, les furies est un western à voir absolument.
    james

Winchester 73 1950

La porte du diable (Devil's doorway) 1950

Les affameurs (Bend of the river) 1952

L'appât (The naked spur) 1953

Je suis un aventurier (The far country) 1954

L'homme de la plaine (The man from Laramie) 1955

La charge des tuniques bleues (The last frontier) 1955

Du sang dans le désert (The tin star) 1957

L'homme de l'Ouest (Man of the west) 1958

La ruée vers l'Ouest (Cimarron) 1960


La collaboration James Stewart-AnthonyMann:

Winchester 73 1950

Les affameurs (Bend of the river) 1952

L'appât (The naked spur) 1953

Le port des passions (Thunder Bay) 1953

Romance inachevée (Glenn Miller Story, The) 1953

Je suis un aventurier (The far country) 1954

Strategic Air Command 1955

L'homme de la plaine (The man from Laramie) 1955

Outre Winchester 73, les affameurs, l'appât, je suis un aventurier et l'homme de la plaine qui sont des western, James Stewart et Anthony Mann ont apporté leurs collaborations à d'autres genres de films dont l'aventure (Le port des passions, un film moyen et Strategic Air Command.) et le mélodrame autobiographique (Romance inachevée où la vie du musicien Glenn Miller est raconté, un magnifique film).

vl92


Les affameurs (Bend of the River) et L'appât (The Naked Spur) sont des sommets absolus pour moi.

vic


A noter : Le Survivant des monts lointains (Night passage) aurait du être tourné par Anthony Mann. James Stewart et Borden Chase avait choisi ce
réalisateur. Malheureusement Anthony Mann trouva le scénario trop léger à son goût, ce qui lui valut de se fâcher avec l'acteur et le scénariste en même temps. D'où son remplacement par ce réalisateur de substitution alors inconnu qu'était James Neilson. Heureusement cette même année Anthony Mann se consola en réalisant ce beau western rare qu'est Du sang dans le désert (The tin star).
Ne l'ayant vu qu'une seule fois à la télévision dans les années 60, je pense qu'il serait temps de le redécouvrir (peut-être bientôt, qui sait?!).
longway


J'ai eu la chance l'an dernier de voir tout un cycle Anthony Mann au festival du film international de la Rochelle :
J'ai pu voir ainsi beaucoup de ses westerns dont 4 avec James Stewart, La porte du diable, L'homme de l'Ouest, The tin star
de ses films noirs du genre marché de brute, la brigade du suicide et bien d'autres vraiment sympas au style nerveux et bien évidemment Cote 465: GENIAL
J'ai loupé le 5ème : The far country ainsi que Les furies et Romance inachevée à cause de la grève des intermittents
En revanche, The last frontier n'était pas diffusé et il se fait rare même sur le cable ou le satellite.
Je vous conseille vraiment ce festival, il y a quelques années c'était pour un cycle la cava, cette année ce sera un cycle minelli et enfin pour les curieux il y a toujours une nuit cinéma (j'ai ainsi put découvrir le Scarface de Howar Hawks) avec un thème particulier du genre film noir, policier ou fantastique, pour clore les 10 jours avec petit déj offert.

coop


L'homme de l'Ouest (Man of the west) 1958

Note maxi : au moins 9,5 / 10

Je ne pense pas qu'un western pourra m'émouvoir et m'emballer autant

Colorado

Je ne suis pas très emballé par ce western qui est certes pas mal, maisqui reste sans plus tel et mon avis, ma note 7/10.

james


Winchester 73 1950

Voici à nouveau un texte écrit dans le cadre d'une critique DVD de ce film que j'aime de plus en plus à chaque fois que je le revois. Je précise aussi que le "nous" éditorial est une volonté de mon rédacteur en chef et non une coquetterie littéraire de ma part.

Winchester 73 (1950) fait partie de la glorieuse série de westerns qui vit les débuts de la fructueuse collaboration entre A. Mann et J. Stewart. On y suit Lin McAdam (
James Stewart) et son ami High Spade Frankie Wilson (Millard Mitchell), qui sont à la poursuite de Dutch Henry Brown (Stephen McNally) pour d'obscures et vengeresses raisons. Ils se retrouvent lors d'un concours de tir dont le prix principal est un très rare fusil Winchester 73. Lin gagnera le concours devant Dutch Henry, mais celui-ci fou de jalousie lui dérobera l'arme. Nous suivrons ensuite le passage de mains en mains de cette arme myhtique et cela nous permettra de croiser beaucoup d'autres personnages intéressants, jusqu'à l'affrontement final.

Comme nous l'avons dit, l'intrigue est linéaire mais cela est une qualité dans le cas présent, et c'est surtout la valse de l'arme entre les divers personnages qui étonne par son inventivité et sa précision. De même, la nouveauté de ce western se situe au niveau du ton plus noir et violent que ce qui se faisait habituellement à l'époque. Lin est humain, mais animé par des pulsions vengeresses qui le poussent à se dépasser physiquement et le conduisent même jusqu'à l'obsession.

Il évite surtout la caricature de l'habituel héros de western, et commet même à la fin du film un acte qui peut paraître justifié pour le spectateur mais qui est franchement très inhabituel de la part d'un héros traditionnel. Les autres personnages sont tous là pour offrir un commentaire ou un contrepoint de l'affrontement sans merci entre Lin et Dutch Henry. Certains aspects du film sont toutefois très classiques, comme la représentation des Indiens (perfides et haïssant l'homme blanc). De même, le personnage de Lin malgré certaines nouveautés dans son caractère, s'avère être tout de même un héros plus intelligent, courageux, instruit que tous les autres personnages du film.

De nombreuses valeurs sont très conservatrices mais tout cela est logique pour l'époque, et constitue un des revers de la médaille du clacissisme. Cependant, une fois ces conventions acceptées, le film est un régal à suivre.

La mise en scène de Mann est limpide et le rythme du film sans temps morts, ce qui permet de maintenir en permanence l'attention et l'intérêt du spectateur. Le duel final est d'ailleurs des plus surprenants par son inventivité et sa nervosité. La photographie du film travaille beaucoup les contrastes et magnifie la superbe utilisation que A. Mann fait de ses extérieurs. Les acteurs sont tous excellents et introduisent pour la plupart un peu d'ambiguité dans leur jeu, sauf ceux qui sont cantonnés dans un rôle formaté (Shelley Winters et Rock Hudson).

Une oeuvre charnière, qui se libère habilement de certaines conventions inhérentes au genre, mais reste quand même engoncée dans une certaine tradition. Une fois cela accepté, vous vous régalerez devant ce western vif et alerte, remarquablement interprêté (James Stewart en tête), qui vous surprendra par l'évolution de ses péripéties et une morale générale ambigüe.

cinetudes