André De Toth

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Citations

Je donnerais tous les Ford et tous les Walsh de la période 1940-1955 pour La rivière de nos amours, l'un des plus beaux poèmes panthéistes que lewesten nousait donnés, où la nature fondait en un seul élément Indiens, cowboys, arbres et rivières. Et puis, pour la seule présence divine d'Elsa Martinelli, pour cette splendide scène d'amour dans la rivière, pleine d'érotisme sylvestre, que ne donnerait-on pas ?
Patrick Bureau dans Le western, Edition Gallimard


Western surestimé qui possède un ton décontracté mais non exempt de mollesse, malgré une bonne utilisation du Cinemascope et les belles scènes d'amour dans la rivière entre Elsa Martinelli et Kirk Douglas

Bertrand Tavernier et JP Coursodon dans 50 ans de cinéma américain


Mini-biographie
André De Toth commence une carrière très prométeuse dans son pays natal la Hongrie comme scénariste.

Il sera réalisateur de films entre 1935 et 1939 puis s'exilera a Londres en 1940 où il travaillera pour Zoltan Korda sur Le voleur de Bagdad.
1943 nouvelle vie,nouvelles carrières puisque tout droit débarqué d'Europe il s'installe aux Etats-Unis et deviendra un specialiste du western, thriller et film d'aventure.

Il sera considéré par nous "les afficionados" comme ayant un style qui se rapproche de "Budd Boetticher" et cela se ressent dans quelques un de ses films notamment sa collaboration avec Randy Scott: un chef d'oeuvre du genre La rivière de nos amours (1955), un bon western pour la columbia Last of the commanche et surtout Days of the outlaw 1959 génial western à la distribution en dessus de tout. Il s'égarera par la suite dans des productions européenes à notre grand regret, mais il reste pour nous afficionados du genre une référence en la matière car nous aimons ses western et nous aimons André De Toth pour la petite histoire, c'est lui qui devait réaliser La cible humaine (que Henry King réalisa) en 1950) et Gary Cooper devait tenir le rôle de
Gregory Peck.

André De Toth restera dans nos mémoires de cinéphiles pour nous avoir donné deux excellents westerns:
-La rivière de nos amours
-La chevaucheé des bannis


Mais bien sur cela ne s'arrête pas là, puisque nous retiendrons des western comme Le cavalier de la mort, Les massacreurs du Kansas.

Dès le début des années 1960, il revient en Europe comme la majoritée des réalisateurs de sa génération pour y tourner "péplums et films de guerre" le seul que nous retiendrons se nomme Play dirty en français Enfant de salaud qui reste une référence dans le genre "film de guerre".

André De Toth était le 4e borgne d'Hollywood avec
John Ford, Raoul Walsh et Fritz Lang.
Veronica Lake fut l'épouse d'André De Toth

André De Toth était venu à Lyon en 1996 pour présenter une partie de ces films (western) dans le cercle du cinéma louis lumière un grand monsieur du cinéma que j'ai vu en chair et en os et qui restera gravé à jamais dans ma mémoire, merci mister de toth.
de son vrai nom: Endré Von Toth.

james


Comme Raoul Walsh, Fritz Lang et John Ford, André De Toth était borgne.

Son meilleur western est très certainement La Rivière de nos amours (The indian fighter) en 1955. Ce film fut produit par la compagnie de Kirk Douglas, Bryna. Dans ce film, Kirk Douglas aime une indienne, interprétée par l'italienne Elsa Martinelli. l'ex-femme de Kirk Douglas, Diana a un rôle dans ce chef d'oeuvre. Les décors sont magnifiques. Je vous conseille fortement de voir ce film bien que la seule solution soit d'acheter le DVD de zone 1, ce film n'existant pas en vidéo en France.

vl92


L'un des célèbres borgnes d'Hollywood avec John Ford, Raoul Walsh et Fritz Lang
Un grand maître, dont l'oeuvre trop longtemps sous-estimée a été reconsidérée à sa juste valeur.
Spécialisé dans le polar et le western, il contribua à donner ses lettres de noblesse aux 2 genres par ses idées originales et la pertinence de sa mise en scène .

nathan


Cinéaste né Sàsvrài Farkasfawi Tothfalusi Toth Endre Antai Mihaly le 15 mai 1912 à Mako (Autriche-Hongrie). Fils d'un officier des Hussards, il termine ses études à l'Université de Budapest, puis entre dans l'industrie cinématographique en 1931 en qualité de scénariste, monteur, assistant-réalisateur et occasionnellement acteur. Il commence une carrière de metteur en scène en 1939 (six films signés "Endre Toth") mais, au début de la guerre, doit s'expatrier en Angleterre où il travaille pour son compatriote Alexander Korda, notamment sur LE VOLEUR DE BAGDAD. Puis il gagne les États-Unis, où il occupe quelque temps un emploi de conducteur de camion avant d'être à nouveau engagé par Korda, lui aussi réfugié à Hollywood, comme réalisateur de seconde équipe sur LE LIVRE DE LA JUNGLE. L'année suivante, il devient réalisateur et tournera dès lors, régulièrement, des petits films de série B qui lui confèrent une certaine notoriété. Il se révèle aussi à l'aise dans le film d'aventures (LA FURIE DES TROPIQUES, TANGANYKA), le thriller (CHASSE AU GANG, l'un des derniers grands films noirs) ou le film d'espionnage (CHEF DE RÉSEAU, CONTRE-ESPIONNAGE), mais demeure avant tout un grand spécialiste du western dont plusieurs avec Randolph Scott (LE CAVALIER DE LA MORT, LES MASSACREURS DU KANSAS, TERREUR À L'OUEST, etc...), un avec Gary Cooper (LA MISSION DU COMMANDANT LEX), un autre avec Kirk Douglas (LA RIVIÈRE DE NOS AMOURS) et un dernier remarqué pour sa singularité (LA CHEVAUCHÉE DES BANNIS, qui se passe entièrement dans la neige). À partir de 1960, il retourne en Europe où il travaille quelque temps dans les studios italiens. Il fut scénariste - il sera nommé en 1950 à l'Oscar pour avoir co-signé le script de LA CIBLE HUMAINE (The Gunfighter) de Henry King - producteur exécutif pour UN CERVEAU D'UN MILLIARD DE DOLLARDS (Billion Dollar Brain, 1967), premier film de Ken Russell, et producteur pour EL CONDOR (1970) de John Guillermin, ces deux derniers films en Angleterre. C'est dans ce pays où il avait déjà réalisé CHEF DE RÉSEAU en 1958, qu'il dirige sa dernière œuvre, ENFANTS DE SALAUDS, un film de guerre bâti sur le même schéma dramatique que DOUZE SALOPARDS. Aux côtés de Raoul Walsh, John Ford et Fritz Lang, il fait partie des quatre borgnes les plus célèbres d'Hollywood et tint, malgré cette infirmité, à tourner un film en relief (L'HOMME AU MASQUE DE CIRE) parce que, disait-il, " c'est ce qu'il y a de plus difficile à faire pour un borgne". Sa première femme fut Veronica Lake (1944-1952), qu'il dirigea notamment dans FEMME DE FEU et LA FURIE DES TROPIQUES. Depuis 1970, il est demeuré à Hollywood, où il a notamment tenu un petit rôle dans le film de Tobe Hooper SPONTANEOUS COMBUSTION (1990). Il a publié son autobiographie en 1994, "Fragments : Portraits de l'intérieur". Peintre et sculpteur, il a fait une exposition en 1987 à Los Angeles.

 


Filmographie de ses westerns: - Louez ses films :

-Ramrod 1947 Avec Joel McCrea

-Le cavalier de la mort (Man in the saddle) 1951 Avec Randolph Scott

-Les conquérants de Carson City (Carson city) 1952 Avec Randolph Scott

-La mission du commandant Lex (Springfield Rifle) 1952 Avec Gary Cooper

-Le sabre et la flèche (Last of the Comanches) 1953 Avec Broderick Crawford

-Les massacreurs du Kansas (The stranger wore a gun) 1953 Avec Randolph Scott

-La trahison du capitaine Porter (Thunder over the plains) 1953 Avec Randolph Scott

-Le cavalier traqué (Riding Shotgun) 1954 Avec Randolph Scott

-Terreur à l'Ouest (The bounty hunter) 1954 Avec Randolph Scott

-La rivière de nos amours (The indian Fighter) 1955 Avec Kirk Douglas et Elsa Martinelli

-Maverick 1957 (Série Télévisée) Avec James Garner

-Bronco 1958 (Série Télévisée)

-La chevauchée des bannis (Day of the outlaw) 1959 Avec Robert Ryan et Burl Ives

-The westerner 1960 (Série télévisée)


J'ajouterais que "Ramrod" aurait du être tourné par John Ford s'il n'avait eu La Poursuite Infernal à réaliser en même temps. D'autre part André De Toth aurait du lui, réaliser "la Cible Humaine" dont il avait écrit le scenario avec Bill Bowers un de ses amis. Darryl Zannuck ne voulut pas de Gary Cooper à qui André De Toth aurait donné le rôle principal et qui était également un ami. André De Toth se retira donc de la réalisation de ce film la laissant à Henry King qui choisit Gregory Peck pour le personnage de Ringo. Le film fit un bide malgré les bonnes critiques.
André De Toth disait à propos de
Gregory Peck dans La Cible Humaine :
"C'est un bon acteur, un homme charmant et un gentleman, mais il n'est pas Ringo, il a l'air de sortir d'un placard."

longway


Dans le western, il fut très prolifique alternant le bon et le moins bon, mes préférés:

le cavalier de la mort
le sabre et la flèche
la mission du commandant lex
la rivière de nos amours
le cavalier traqué

et en bonus:la chevaucheé des bannis

james


LE CAVALIER DE LA MORT (Man in the Saddle) : pas vu

LES CONQUÉRANTS DE CARSON CITY (Carson City) : 7/10
Du classique mais une valeur sûre

LA MISSION DU COMMANDANT LEX (Springfield Rifle) : 8/10
un western d'espionnage astucieux . La première fois que je l'ai vu, j'y ai crû jusqu'à la fin .

LE SABRE ET LA FLÈCHE (Last of the Comanches): pas vu

LES MASSACREURS DU KANSAS (The Stranger Wore a Gun) : 7/10
dans la lignée de Carson City , le titre français ne colle pas du tout au film .

LA TRAHISON DU CAPITAINE PORTER (Thunder over the Plains) : pas vu depuis longtemps .

LE CAVALIER TRAQUÉ (Riding Shotgun) : 8/10
une de ses grandes réussites avec Randolph Scott

TERREUR À L'OUEST (The Bounty Hunter) : pas vu

LA RIVIÈRE DE NOS AMOURS (The Indian Fighter) 8/10 Je n'irais pas jusqu'à donner les Ford et les Walsh mais je pense que c'est réellement un beau western avec de très belles scènes pas seulement celles d'amour mais aussi celles des rapports avec les indiens .
Mais c'est vrai qu'elle est sacrément belle Elsa Martinelli !

LA CHEVAUCHÉE DES BANNIS (Day of the Outlaw). 8,5 /10
western froid, lugubre, stylisé c'est peut-être le meilleur de De Toth.

nathan


-La mission du commandant Lex (Springfield Rifle) 1952 Avec Gary Cooper

Western de routine pour un réalisateur plein de talent qui nous a fait apprecier encore plus son talent des plus sobres de réalisateur génial.
james